Consultez tous les articles publiés le samedi 11 juillet 2020 sur Bulletin d’Espalion.
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La Maison de la Cabrette de Cantoin a élargi ses horizons et propose désormais de découvrir la plus grande collection au monde de cornemuses, leurs histoires, leurs facteurs, leurs joueurs, leurs cultures, dans un espace agrandi et modernisé.
Vous n'allez pas nous laisser ça ! À moins que vous ayez à faire à Trélans et qu’il vous faille passer par Nasbi-nals - après tout pourquoi pas ! - ; à moins que vous soyez égaré dans une tourmente au col de Bonnecombe – méfiez–vous cela arrive encore !-, il y a bien peu de chance que vous passiez devant la maison Vergnet. Et encore, faudra-t-il que vous la remarquiez tant elle est anonyme, simple et dis-crète. Comme tout ce qui se fait ici. Mais chez Vergnet, on choisi souvent de venir s’y perdre.
Si vous passez par Aubrac et par Nasbinals, vous constaterez des changements dans le paysage dûs à de récentes coupes à ras de bandes boisées. Une évolution paysagère qui peut surprendre, mais justifiée par l’âge des épicéas qui les composaient. Et qui nous rappelle que le plateau n’est pas figé.
Sinon dans les fantaisies de Borges*, la carte n’est pas le territoire, mais un modèle simplifié permettant de le représenter, comme un portrait ou une description. Mais avant tout cela, la carte est histoire de rencontres. Entre le cartographe et son sujet d’abord, puis avec le lecteur auquel il livre son interprétation. Avec Léonie Schlosser, l’art de la carte s’éloigne de la science pour épouser les contours sensibles de l’Aubrac, et c’est un nouveau territoire qui émerge, «à la taille du doigt», sur lequel se pencher et simplement se dire «je suis là». Une carte à vivre, une carte en céramique.