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Tout au long de sa courte vie de prêtre, Jean Gayraud se montra d’une générosité et d’un dévouement peu communs, consacrant une grande partie de son temps (et de son argent) aux pauvres et aux malades, tandis que lui-même vivait avec bien peu de choses. Puis, vint le jour où il dut partir à la guerre…
L’abbé Jean Gayraud, avant de devenir l’un de ces héros de la Première Guerre mondiale, récipiendaire de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, se distingua auparavant en tant que prêtre au service des autres, passant notamment un nombre incalculable d’heures au chevet des malades, même si, pour cela, il devait prendre sur son temps de sommeil qui était déjà fort restreint. Austère pour lui-même, allant parfois jusqu’à se priver du strict nécessaire, mais prodigue envers les pauvres, il se donnait sans compter et sans compter donnait tout ce qu’il avait.
A Villefranche-de-Rouergue, la chapelle Notre-Dame de Treize-Pierres est aujourd’hui célèbre pour abriter de magnifiques fresques dues au peintre d’icônes Nicolaï Greschny. Ce dernier a notamment représenté, dans le chœur de la chapelle, le miracle qui décida la population villefranchoise à édifier, au début du XVIe siècle, un sanctuaire en l’honneur de la Vierge Marie. C’est ainsi que nous prenons connaissance de la fameuse vision du charretier Colonges…
Lorsque l’on évoque Estaing, on pense immédiatement à son château qui, juché sur une éminence rocheuse, est pour le moins impressionnant. Cependant, à Estaing, il est un autre monument assurément digne d’intérêt : l’église Saint-Fleuret dont la construction remonte au XVe siècle. Comme son nom l’indique, cet édifice est dédié à saint Fleuret, un évêque régionnaire qui, au Ve siècle de notre ère, accomplit plusieurs miracles à Estaing où il décéda brutalement, laissant aux Estagnols son corps transformé depuis en ces précieuses reliques conservées à l’intérieur de l’église.
Dans les deux derniers numéros du Bulletin d’Espalion, nous avons évoqué le riche patrimoine religieux de la commune de Coubisou. Il nous reste, toutefois, deux autres monuments à étudier : l’église Saint-Martial à Nadaillac et la chapelle Notre-Dame del Boy à Cabrespines qui nous réservent, elles aussi, quelques belles surprises.
A environ 6 km au nord – nord-ouest de Coubisou se trouve le village du Monastère qui, comme son nom l’indique, fut le lieu d’établissement d’un couvent. Aujourd’hui, s’il ne reste plus grand-chose des bâtiments conventuels, le Monastère peut encore s’enorgueillir de posséder une église gothique du XVe siècle et, surtout, quatre croix de pierre tout à fait exceptionnelles.
Le village de Coubisou, situé à environ 7 km d’Espalion, possède une église (à moitié romane et à moitié gothique) dédiée à un saint peu connu (saint Védard) et abritant une remarquable Pietà de pierre du XVIe siècle.
Villeneuve, cité médiévale située dans la partie ouest du département de l'Aveyron, fut d'abord une sauveté avant de devenir une bastide. Elle a conservé de très nombreuses traces de son riche passé moyenâgeux, à commencer par son église, à la fois romane et gothique.
Le père missionnaire Adrien Caussanel, originaire de La Capelle-Bleys (commune du Ségala), passa une bonne partie de sa vie en Inde où il fit de nombreuses conversions et, surtout, vint en aide aux plus démunis. Il fut également le fondateur, dans ce pays d’Asie du Sud, des Frères du Sacré-Cœur de Jésus. De sorte que, quatre-vingt-douze ans après sa disparition, ce personnage jouit toujours, en Inde, d’une grande notoriété.
A Capdenac-le-Haut, ancien oppidum (1) gaulois qui porta, autrefois, le nom d’Uxellodunum, eut lieu le dernier acte de ce que Jules César a appelé, lui-même, la Guerre des Gaules (De Bello Gallico). En ce lieu, situé dans le département du Lot mais proche de celui de l’Aveyron, ont résisté avec opiniâtreté, pendant près de deux mois et face à 35.000 soldats romains, quelque 2.000 guerriers celtes (des Cadurques mais pas seulement, puisque s’y trouvaient aussi des troupes rescapées d’Alésia, dont certaines devaient très probablement être constituées de Rutènes (2)).
Dans le département de l’Aveyron, à douze kilomètres au sud – sud-ouest de Rodez, se trouve le village de Ceignac dépendant de la commune de Calmont. Ce petit bourg n’aurait rien de bien particulier s’il ne possédait une basilique. Les raisons qui poussèrent à agrandir l’ancienne église — pour en faire le monument que nous connaissons aujourd’hui — résident essentiellement dans cette volonté de remercier Notre-Dame de Ceignac pour plusieurs miracles et autres guérisons inespérées que beaucoup lui attribuèrent. On estima également que c’était grâce à Notre-Dame de Ceignac si la ville de Rodez avait été épargnée par la peste de 1653. Toutefois, notre propos ne consistera pas à rappeler ici tous les bienfaits dispensés par la Vierge miraculeuse, préférant attirer l’attention du lecteur sur ces magnifiques sculptures exposées à l’intérieur de l’édifice.
Si l’on ne présente plus le grand peintre que fut Toulouse-Lautrec, on oublie bien souvent, par contre, qu’il avait des origines aveyronnaises et qu’il effectua de longs séjours au château du Bosc, commune de Camjac. Ce château fut pourtant sa demeure de prédilection, comme en témoigne ce passage extrait d’une de ses lettres : «Je m’amuse beaucoup à Paris, mais j’aspire à retourner au Bosc».
A une trentaine de kilomètres de Villefranche-de-Rouergue, en direction de l’ouest, se dresse, au sommet d’une colline, une imposante demeure semblant dominer (ou protéger) le village qui repose à ses pieds. Il s’agit du château de Saint-Projet, l’un des plus beaux édifices du Tarn-et-Garonne.